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Accidents sur les rallyes…

20 mai 2012

Accidents sur les rallyes…

Après le terrible accident du rallye des Maures hier, je voulais juste vous faire un peu partager mon expérience… Parce qu’à chaque fois qu’une telle chose se produit je lis des choses odieuses, des gens qui ont des solutions toutes faites, et qui souvent accablent les victimes…

Alors vous me connaissez avec mon petit côté écolo (comment ça beaucoup parfois ?!!) Mais malgré ça, et parce qu’il y a sans doute des contradictions dans chacun d’entre nous, j’aime bien les rallyes. Et il y a quelques années, mon petit frère décide de se lancer là dedans, histoire de se faire plaisir,  de tester de nouvelles sensations, « avoir le droit de rouler vite » ^^ Bon, je préférais le savoir là-dedans plutôt que faire le fou sur la route, là, c’est un minimum sécurisé, et les secours sont proches, même si les accidents arrivent, malheureusement.

Rallye de la Haute Vallée de la Loire 2007 : il nous indique (à ma belle soeur et moi) un endroit assez proche du parc fermé (là où les pilotes garent leurs voitures entre les épreuves, donc là où on pouvait le voir). C’est un endroit noté « point spectacle ». Le plus gros freinage du rallye, une grande ligne droite, puis un grand virage à gauche. Des dizaines de spectateurs sont là, consciencieusement derrière les barrières. Les voitures passent…vraouuum…vraouuuum… on ne fait pas vraiment gaffe, jusqu’à ce que les numéros sur les voitures commencent à se rapprocher de celui du frangin. On décide de se rapprocher de la route, histoire de prendre une belle photo de lui. Je teste mon nouvel APN, mon bridge, son mode sport, et surtout son mode rafale. Il reste une petite dizaine de voitures avant lui, je m’entraîne. Si je déclenche quand la voiture est au niveau de la maison là bas, j’ai une première belle photo de face, la seconde en appui avec parfois les freins qui fument, et la troisième de côté quand la voiture tourne.

Si j’arrive à faire ce genre de cliché de mon frère, il va être super content !!

Les voitures tournent à facile 20m de nous.

Celui-ci se fait peur et freine fort :

Vous voyez les traces sur la route ? nous sommes quand même loin des voitures (surtout que j’ai un bon zoom), quand je vois certains qui pour les sensations se mettent à 1 ou 2m de la route… Non, nous on veut voir passer mon frère, le photographier, crier pour l’encourager, on ne cherche pas à avoir le frisson d’un capot qui nous fait de l’air…

Je plaisante avec le gendarme réserviste juste devant moi, de l’autre côté de la banderole rouge et blanche, je fais mine de le pousser pour pouvoir être plus dans l’axe de la route, nous rigolons tous les trois. Les gens sont disciplinés, tous restent derrière cette banderole, et quelques mètres plus loin, derrière la barrière de fer. La plupart des gens amassés là sont comme nous des familles de pilotes, leur femme, leurs enfants, venus les encourager. Nous ne sommes pas des fous-furieux qui cherchons à nous mettre en danger, nous sommes dans une zone balisée, et en 10ans de rallye, pas une seule voiture n’est sortie par là.

Et puis cette voiture arrive. J’ai le nez dans mon APN, je n’ai pas réagi de suite : 1ère photo normale, mais la deuxième est fortement déviée de l’axe : elle nous fonce dessus et surtout, elle ne freine pas :

Ses freins ont lâché. Au dernier moment, il tire le frein à main, ce qui a pour effet de finir de le déporter sur nous. Son capot effleure mes genoux, sa roue avant me touche à peine le pied, cela me donne juste un peu d’élan et me fait tomber. En tombant je vois et j’entends la suite, un bruit terrible de tôle, des cris, et des spectateurs à quelques mètres de moi qui littéralement s’envolent. Et cette poussette que je vois monter à plusieurs mètres avant de retomber sur le côté. Je suis abasourdie, et la seule chose que je pense c’est « pleure bébé, montre moi que tu es vivant ». La petite fille se met à hurler, je suis soulagée. Je vois arriver en courant un spectateur moins sonné que moi qui relève la poussette et s’occupe du bébé. Je me retourne et vois ma belle-soeur en larmes : elle m’a vu disparaître d’un coup, et comme je suis toujours par terre, elle ne me voit pas. Je me lève et vais la rassurer. Le pilote sort de la voiture et répète comme une litanie « la pédale est tombée au fond, j’ai rien pu faire, ça répondait plus…. »  Les commissaires de courses arrêtent immédiatement le rallye, une voiture qui était partie est arrêtée avant son arrivée sur les lieux. Les ambulances commencent à arriver. La barrière qui était sensée protéger les spectateurs a été projetée et est ainsi devenue une arme puissante, soufflant tous les spectateurs derrière.

D’un coup, on se dit qu’il faut prévenir mon frère. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé depuis l’accident, peut-être 5minutes, peut-être plus. On part en courant, évidemment, pas de réseau où nous sommes. On remonte vers le parc fermé, et le départ de la spéciale. J’appelle mon frère, ma belle-soeur le sien qui faisait l’assistance un peu plus loin sur la spéciale.

« -T’es où ?

-au départ, ils ont arrêté la course une voiture devant moi

-y’a eu un accident

-vers vous ? t’as vu quelque chose ?

-sur nous…

-….
Vous allez bien ? c’est toi qui m’appelle, comment va ma chérie ?

-on va bien, mais y’a des blessés, plein, la voiture nous a foncé dessus, il avait plus de frein

*bruit de moteur qui se coupe*

-je tremble rien que d’y penser, je ne prendrais pas le départ

-on monte te rejoindre. »

On est montée encore, croisant des tas d’ambulances. On s’est arrêtée dans un bar pour se reprendre, boire un coup, nous sommes toutes les deux choquées.

Le gendarme qui était devant moi à été percuté de plein fouet, celui là même avec qui je plaisantais quelques minutes auparavant. Il a été projeté sur la barrière métallique, coincé entre la voiture et la barrière.

Un hélico, puis deux. On ne sait pas combien il y a de blessés, mais une douzaine d’ambulances sont descendues, et un centre de commandement.

On retrouve mon frère au parc fermé, on se rassure mutuellement. Les dirigeants du rallye appellent les pilotes, il y aura un vote à main levée pour savoir si les gars veulent continuer le rallye, cette spéciale en moins bien sur. Le vote est sans appel, 95% des pilotes veulent arrêter. C’était leurs familles.

Et là, un con, un beauf, alors que nous attendons derrière les grilles « putain, j’espère qu’ils vont continuer le rallye, au prix que ça coûte aux pilotes, et tout ça parce que y’a des gens qui se mettent n’importe où ». Le même genre de réflexion que je lis sur les forums aujourd’hui suite au drame des Maures…

J’ai pété un plomb. Je suis plutôt gentille d’habitude, vous le savez, mais là, j’ai explosé et je lui ai hurlé le fond de ma pensée : on était derrière les barrières, ce sont les familles des pilotes qui ont été touchées, et je lui raconte pour la poussette, en criant… Des dizaines de personnes étaient amassées à la buvette derrière et toutes se sont tues.

Un peu plus tard, un monsieur qui m’avait entendue est venu me voir, alors qu’on partait. Il m’a donné des nouvelles de tous les blessés. Douze hospitalisés, deux graves, dont le gendarme, mais sortis du coma, des bras et des jambes cassées, et la petite fille de la poussette, elle aussi, quelques fractures, mais tirée d’affaire. C’est rassurée que je suis partie du rallye. Mais j’ai été bien incapable de ramener ma voiture.

Des cauchemars les semaines qui ont suivi, ce bruit de tôle dans ma tête, cette poussette, le sang… J’ai recherché sur les forums des nouvelles des blessés, j’ai ainsi suivi la santé du gendarme, sans que lui ne le sache d’ailleurs, je lui ai envoyé des pensées positives de toutes mes forces pour son rétablissement.

Alors que faut-il faire pour ces accidents ? Les rallyes sont souvent sur plusieurs dizaines de km, tout sécuriser est difficile, mais ils ont mis au point des « zones vertes », des endroits où normalement vous ne risquez rien, je ne peux que vous encourager à les respecter. Mais l’accident est toujours possible, et toutes les configurations sont possibles, pensez-y. Ne vous mettez jamais plus ou moins dans l’axe des voitures, des freins qui lâchent ça arrive.

Problème mécanique, problème humain, tout peut arriver.

Personnellement, suite à ça, j’ai continué à aller voir mon frère, parce que j’étais trop angoissée de ne pas être sur place, mais je ne me suis plus jamais mise au niveau de la route, toujours au dessus, et loin, très loin, tant pis pour les photos.

Faut-il interdire les rallyes ? à ce compte là, il faut aussi interdire tous les loisirs qui présentent des risques et des morts chaque année : la chasse, le parapente, le ski, la rando, la varappe…….. et bien d’autres encore…

La solution n’est pas simple et toute faite. Pour moi, il faut prendre chaque rallye indépendamment, analyser les risques, et surtout se dire que le risque zéro n’existe pas. Il faut bien sûr responsabiliser le public, faire l’impasse sur un petit frisson pour sauver sa vie, pour moi, il n’y a pas photo.

Mais n’accablez pas les victimes, n’accablez pas le pilote, je sais que dans notre société, il faut des responsables, mais comme on dit parfois, c’est juste la faute à pas de chance…

Le pilote d’hier aurait fait une erreur (bien que je viens de voir qu’il aurait en fait eu un problème mécanique, de freins) mais quand bien même, pensez vous qu’il a fait exprès de rentrer dans la foule ? Il doit être terriblement choqué…

J’envoie vraiment toutes mes pensées aux victimes et à leurs familles.

Courage.

J’ai été vendeuse en boulangerie.

29 avril 2012

J’ai été vendeuse en boulangerie.

Suite à une conversation avec mon ami de twitter @desFraisesetc à propos de son billet de jeudi : Vous êtes gentille, il m’a dit (lalala) pourquoi t’écris pas des billets sur ta vie dans la boulangerie ?

Je pense que n’importe quelle vendeuse pourrait en écrire des pages, moi j’ai eu la chance (?) de vivre dans cette boulangerie pendant une vingtaine d’années, donc j’ai vu l’expérience de plein de filles qui sont passées servir au magasin… Et j’en ai entendu de toutes les couleurs (parce que juste les dégradés de vert, ça suffit pas…)

Quand t’es fils de commerçant, peu importe dans quoi, tu te retrouves très vite à aider au magasin.

Mes parents sont arrivés dans ce patelin en 1981, j’avais un peu plus de 2ans… Ils ont racheté une épicerie qui faisait aussi office de boulangerie, un bâtiment qui était très vieux, sans chauffage autre que des vieux radiateurs électriques, et la première chose qu’on a fait, c’est refaire l’escalier après qu’un ouvrier soit passé à travers en portant une caisse de pain en bas.. J’ai décrit tout ça un peu ici si tu veux…

Enfin, j’ai su rendre la monnaie dés que j’ai su compter, et je me suis retrouvée derrière le comptoir alors que je le dépassais à peine !

Quand tu vis dans cette campagne, t’es inversé par rapport aux villes : les gens viennent le week-end et pour les vacances. Donc le gros jour par excellence, c’est le dimanche, et le coup de bourre, après la messe… On est dans les années 80, il y a des gens qui ne viennent faire leurs courses que le dimanche, et prennent du pain pour la semaine, et un ‘tit gâteau pour le plaisir…

Bref.

L’attitude des gens face à une serveuse s’est fortement dégradée. On te sort « Le client est roi » à tout bout de champ, alors oui, tu fermes le poing dans la poche et affiches un sourire de circonstance !! S’il est une chose que de bosser dans le commerce t’apprends, c’est à te contenir (et être imbattable sur la météo aussi)

Récemment, un monsieur fortement imbu de lui même a dit à une des serveuses « Vous êtes payée pour vous faire insulter ! » Ah ? euh, non, je ne crois pas que ce soit dans le contrat ça !

Un autre a demandé à voir mon père, et lui a expliqué longuement ce qu’il devait faire dans son magasin, pourquoi il était mal organisé, enfin, ce qu’il voyait dans la banlieue riche de sa ville. Si on met le gâteau à la pièce à 5€, à Viverols, ça va pas le faire mon bon monsieur !!! Et puis, la boulangerie, elle est là depuis 30ans maintenant, et ils ont pas mis la clé sous la porte, c’est qu’il doivent peut-être pas trop mal se débrouiller…

Je veux la patronne !

Ah oui, ça revient souvent ça, je ne sais pas, ma mère a ce pouvoir sur les gens qui font qu’ils sont plus satisfaits d’avoir affaire à elle… « Elle est occupée ! » par une grosse commande de dragées, pour un mariage, ça va durer… « J’attendrais ». On le dit à ma mère, qui interrompt sa prise de commande pour venir servir cette dame importante, qui voulait « une baguette pas trop cuite ». En effet, présence de la patronne indispensable pour ce genre de vente… Les « simples serveuses » sont absolument incapables de prendre la bonne baguette, seule la patronne elle sait, avec son instinct magique de patronne. Et la cliente repart, satisfaite, je ne sais si c’est plus par sa baguette pas trop cuite, ou par le fait que pour Elle, on a dérangé la patronne. C’est une personne importante Elle, seule la patronne pouvait bien la servir.

Un pain pas trop cuit !

La définition du pas trop cuit diffère beaucoup d’une personne à l’autre, et une des premières choses que mes parents ont fait, c’est mettre la panetière hors d’accès des clients. Les gens rentraient, touchaient tout les pains (juste en revenant de traire les vaches, moyen…), et faisaient ça depuis des années…

Bref.

Tu prends le premier pain pas trop cuit que tu vois. « Non, pas lui ». Trop facile. Il s’ensuit une longue quête pour trouver LE pain pas trop cuit. Alors, revêtue de ton armure sacrée (tablier) et surtout équipée de ton arme la plus précieuse dans ce genre de cas, la patience, tu commences à montrer à la dame tous les pains pas trop cuits dans les 25pains que compte la panetière. Et quand tu les as TOUS montrés à la dame, elle finit par te désigner du doigt… le premier que tu lui avais montré.

Un grand classique en boulangerie.

Je suis pénible hein !

Imaginez, j’ai 17ans, j’aime aller au bal le samedi soir, mais le dimanche matin, à 8h30 quand maman me laisse dormir, il faut aller aider au magasin. J’ai, pour parler poliment, la tête dans le pâté, et je ne l’ai pas vu arriver, Elle, la pénible, pas méchante, mais sacrément pénible. Et elle me prend par surprise alors que je suis entrain de remettre des choux à la crème dans le rayon : « tu m’en mets deux s’il te plait ! » Oh purée, c’est à moi qu’elle parle, je n’ai pas été assez rapide pour m’éclipser derrière vers le frigo, et voilà, la sanction tombe de suite.

« oui madame Machin »

Tu prends une boîte à gâteau dessous, une bien haute, parce que les choux à la crème de papa sont généreux, et tu mets ses deux choux dans la boîte.

« oh puis non tiens, j’en ai pas envie finalement, tu peux me mettre un millefeuille et un petit chocolat à la crème de marron ? »

Oh la feinteuse, le coup des choux, c’était juste pour être servie avant, parce qu’elle sait très bien que tu faisais le plein, et non le service..

Alors tu enlèves les deux choux, change la boîte, parce qu’évidemment tu as mis un peu de crème chantilly sur le bord, et aussi que pour les gâteaux demandés, il faut une boite plus basse pour pas qu’ils se baladent… Les autres serveuses te jettent des coups d’oeil compatissants, et c’est là qu’elle m’a lancé « je suis pénible, hein ?! ». « Je ne vous le fais pas dire madame ! » c’est ce que j’aurais du répondre, mais là je pense que j’aurais pris direct une tape derrière la tête, de ma mère, genre Gibbs… Non, j’ai fait un espèce de sourire de circonstance, en espérant qu’il ne trahissait pas non plus mes pensées…

Un pain fariné !

Alors le coup du pain fariné fut celui qui m’a le plus fait rire, et ce serait resté une anecdote s’il ne s’était pas reproduit…

Une dame entre, et tombe sur la serveuse la plus cool qu’on ai jamais eu.

« bonjour, je voudrais un pain fariné »

« bien madame »

« Pourriez vous s’il vous plait enlever la farine ? »

O_O

C’est la tête que nous avons toutes faites en entendant ça !! Pourquoi demander spécifiquement un pain fariné si c’est pour enlever la farine ?? Alors que le pain normal, il en a pas de farine lui… La serveuse était hyper cool comme je vous l’ai dit, elle a pris une petite brosse, et s’est exécutée devant le regard satisfait de la cliente. Et quelques années plus tard, autre cliente, autre serveuse, même demande. J’ai toujours pas compris l’intérêt, surtout que le pain fariné est légèrement plus cher…

Enfin, je pourrais en écrire encore des tas de ce style, des moins marrantes d’ailleurs, avec des clients absolument odieux, ou même malhonnêtes… ah si une dernière…

Le rouleau de Zan

Il y avait un présentoir à bonbons au magasin, le genre où les gens se servent seuls, puis font compter à la caisse. Tôt un matin, c’est mon père qui sert, ma mère est en train de déjeuner. Un papy amène son petit-fils à l’école, et pour lui faire plaisir, s’est arrêté pour lui prendre quelques bonbons. L’enfant se sert, et amène fièrement son sachet à mon père. Mon père compte les bonbons et annonce le total au grand père. Et là, l’enfant a eu la réaction la plus saine du monde, mais le grand père, je vous laisse juger…

« Mais papy, et celui que tu as mis dans la poche de ta chemise ? »

« chuuuuut »

Genre mon père est 1m devant mais aurait pu ne pas entendre ! Et là, ses yeux se portent sur la fameuse poche, qui plaquait bien sur le torse du monsieur qui avait un bon embonpoint, et on voyait nettement se dessiner la forme du rouleau de Zan… Mon père en était gêné pour lui et a fait semblant de ne pas avoir entendu ou vu. 30centimes de francs ça coûtait ce bonbon, 5centimes d’euro… S’il n’avait pas eu assez d’argent, mon père se serait fait un plaisir de lui offrir, mais non, il a préféré le voler, et mon père faire semblant de ne rien avoir vu… Il en était triste pour l’exemple donné au gosse, sincèrement honnête…

 

Je m’arrête là, j’ai été assez bavarde aujourd’hui, mais je sens que certain(e)s qui ont eu l’expérience du commerce auront reconnu des situations.

Et moi je n’hésite pas à discuter avec la caissière au supermarché… Ce pourrait être moi, ça l’a été…

Si vous avez vécu ça, hésitez pas à le faire partager dans les commentaires hein !!

La fée electricité

28 avril 2012

Avant, on avait tendance à assimiler l’électricité à la lumière, mais aujourd’hui, c’est beaucoup plus que ça… Elle est totalement intégrée à notre quotidien, on ne s’en rend pas forcément compte, sauf quand elle n’est plus là…

Ces derniers jours, le vent a beaucoup soufflé, et comme souvent, nous avons eu droit à de nombreuses coupures.

La première est arrivée mercredi vers 23h… Bon, je ne verrai pas la fin de mon film, et chéri ne pourra finir ses recherches sur le net.. A cette heure, on se dit pas grave, on n’a qu’à dormir. Mais numéro1 a école demain, il faudra se lever. Et bien sûr tous les réveils se branchent à la prise magique… Enfin, on a quand même nos portables, heureusement qu’on les avait fait charger avant la coupure.

Malgré le vent qui souffle, la température qui baisse doucement (hé oui, plus de chauffage non plus), on se pelotonne sous la couette, et on essaie de dormir.. Vers 3h, numéro 1 se réveille, et m’appelle en pleurant… Sa veilleuse est éteinte, et ces sifflements du vent lui font peur. Je lui explique qu’il n’y a plus de courant, et que c’est pour ça que sa veilleuse est éteinte. Elle arrive à se rendormir.

7h30 : mon téléphone se déclenche, la musique de la vallée Gérudo dans Zelda me réveille. J’adore. J’ai téléchargé plein de musiques de Zelda sur le site http://www.zreomusic.com/, je suis fan, c’est la chanson d’Epona qui m’annonce un sms, le thème de Zelda un appel…

D’habitude, ça se passe comme ça : on (n°1 m’a rejointe dés que j’ai ouvert la porte de la chambre) descend, fait chauffer un bib’ de lait au micro-onde, fait passer un ‘tit café, puis on remonte, elle se met devant ses dessins animés du matin, voire sa console, et moi j’allume le pc, consulte mes mails, lis mon reader, fais coucou sur twitter…

Mais là… on descend, ma cuisine provisoire n’a pas de fenêtre, donc on s’amuse avec la lampe de poche, c’est marrant mais bon… Je fais chauffer le lait sur le gaz (tiens, le bouton d’allumage ne fonctionne plus ? ah non, il est électrique, forcément), et je me prépare un café instantané. On va rester en bas, la pièce est bien éclairée par la lumière du jour, et heureusement qu’on est assez avancés dans la saison, on voit clair !

Et là on se dit qu’on a du temps, plein de temps… le petit déj’ fini, il va falloir s’habiller. La salle de bain ne comporte pas non plus de fenêtre, un puits de lumière est prévu, mais pas pour tout de suite. On cherche les affaires à tâtons, et on retourne s’habiller dans des endroits plus lumineux. Pour la douche, ce sera pour plus tard, parce que le ballon d’eau chaude, c’est aussi un truc qui aime bien l’électricité figurez vous !!

Ah oui, je vous ai pas dit, à chaque fois qu’on rentre dans une pièce, machinalement, on actionne les interrupteurs, avant de se dire « ah non, c’est vrai »… De la lumière en appuyant sur le bouton, c’est une chose intégrée, automatique… Et si on rentre 10 fois dans la pièce, 10 fois on actionne le bouton……..

J’amène n°1 à l’école, qui n’a pas de courant non plus. Il fait 14°C, mais ils prennent quand même les enfants « on les fera bouger ! » et puis, j’ai bien habillé la minette, j’y avais bien pensé. En décembre, quand le courant a été coupé, il faisait trop froid pour qu’ils gardent les petits.

Je rentre. Quoi faire ? Puisque je suis privée d’ordinateur, je décide de faire les choses que je ne prends pas le temps de faire d’habitude. Mais souvent je bloque…

Réparer la housse de couette ? ah oui, mais j’ai besoin du fer à repasser pour fixer le truc…

Faire le grand ménage ? une pièce sur deux est dans le noir, et puis sans l’aspirateur…

Et le sèche linge n’a même pas fini de tourner, il était sensé le faire cette nuit pendant les heures creuses..

Dehors, un grand vent souffle encore, et il fait froid, pas question de jardiner…

Et puis, pas de téléphone. Le téléphone par internet c’est bien, c’est moins cher, mais si pas de courant, pas d’internet, et donc pas de téléphone… On se sent vraiment isolés…

Et puis il commence à vraiment faire froid dedans, quand on est plus sous la couette… Bébé apprécie moyen cette température d’ailleurs, et me le fait bien comprendre. Bon, ben on va partir faire quelques courses, tout le département doit pas être dans le noir quand même !

Quand je pars, je remarque que les voisins ont pas remonté leurs volets… Électriques bien sûr ! Ça me rappelle que quand cela arrivait à la boulangerie de mes parents, la porte du magasin restait ouverte, ou fermée, au choix… Alors pour la tempête de 99, une semaine sans électricité, c’était folklorique, ma mère servait en doudoune ! On avait un groupe électrogène, qu’on faisait tourner le temps que les ouvriers fassent le pain, puis on l’éteignait, parce que ça boit ces petites choses…

A midi, on a mangé froid, cuisiner dans le noir me branchait (ahah joke) pas de trop ! EDF nous a annoncé un retour de l’électricité « vers midi ». 13h30, toujours rien. Chéri voudrait bien bricoler, mais il a besoin de lumière, et de courant bien sûr…

C’est là que j’ai attaqué les mots fléchés… Dans le silence… A part le tictac des horloges, qui sont sur piles elles !

Le courant est revenu à 14h30, « vous pouvez reprendre une activité normale »

Nous avons eu deux autres coupures, de quelques heures chacune, moins longues que la première, et les gars d’EDF devaient avoir les oreilles qui sifflent, parce que le vent ne pouvait avoir cassé une autre ligne, y’en avait plus, de vent…

Nous en sommes à envisager l’achat d’un petit groupe électrogène, mais surtout je me rends compte que l’électricité est tellement devenue indispensable. Il est loin le temps où je passais mes vacances dans la jasserie de ma tante, sans électricité, et que cela ne posait pas vraiment de problème… On prenait le temps de faire chauffer de l’eau sur le poêle pour se laver, on lisait au coin du feu, et la journée, on la passait à jouer dehors…

Et si le problème se pose à mon travail, c’est pareil, même si je suis kiné, et que je fais l’essentiel de mon boulot avec mes mains, j’ai besoin de mon ordinateur pour gérer les factures, j’ai de nombreux appareils électriques, pour le biofeedback par exemple, ou notre super appareil à ondes de choc. Pas d’électricité revient à annuler environ un RV sur deux, et travailler de jour, donc en hiver, là où surviennent souvent les coupures… Impossibilité de télétransmettre, donc feuilles papier (à remplir à la main), et le téléphone portatif, c’est bien pour mettre dans la poche de la blouse, mais pas de jus, pas de téléphone.. donc pour prendre des RV, ça complique un poil…

Enfin, ma vie sans electricité ne serait pas impossible, je ne dis pas ça, elle serait juste radicalement différente…

Et qu’est ce que vous me manqueriez…

 

Concours !

25 mars 2012

Concours !

Bonjour !

Vous vous souvenez il y a quelques mois, j’avais participé à un concours photo. Je n’ai pas gagné le 1er prix, mais grâce à vos votes, j’ai gagné deux invitations pour le Salon des nouvelles randonnées.

Ce salon a l’air très intéressant, mais deux choses m’empêchent de m’y rendre. Déjà, c’est à Paris, comme vous le savez, c’est pas trop mon coin, mais surtout, j’ai reçu les invitations un peu tard  pour organiser quoi que ce soit ( je m’étais imaginée que c’était à Clermont, vu que le concours photo était l’Auvergne, je suis nouille, je sais)

Ensuite, j’ai ma bibounette de 1mois1/2, et je la vois assez mal dans ce genre d’endroit !

Bref, j’ai donc décidé de vous en faire profiter, et pour cela, il suffit juste de me laisser un commentaire indiquant que vous participez :) N’oubliez pas de mettre un mail valide, ce serait trop bête !!

à vous !

Mon petit dernier

7 mars 2012

Bonjour !

Alors voilà, j’avais souvent envie ici de vous parler de choses plus intimes de ma vie, en particulier ma vie de maman, mais je trouvais que ce blog ne s’y prêtait pas trop. Très orienté photo et nature, à part quelques coups de gueule, je ne me voyais pas ici vous dévoiler ce côté là de moi.

Alors comme je ne suis plus à un blog près, je me suis créé, avec l’aide de Mike, un nouveau petit blog : http://mamanlouve.wolf.am

J’ai commencé à mettre quelques bricoles dedans, et je peux vous dire que j’avais tellement d’idées en tête que ça va tout seul :)

Bon, j’ai pas encore fini la déco, mais il fallait que j’écrive !!

Bonne visite !

Et de deux !

13 février 2012

Et de deux !

Allez, beaucoup de mes lecteurs sont au courant, mais quand même, il faut que j’étale un peu mon bonheur, un blog, c’est fait pour ça non ?!! :D

Voilà, pourquoi j’étais moins présente ? je faisais moins de photos depuis quelques mois ? et que je vous ai carrément laissés tomber pendant une semaine entière ?!!

petites mains

Une petite dragonne est venue illuminer mon foyer, très attendue par sa grande soeur…

Quand on dit que deux grossesses ne se ressemblent pas, c’est le moins qu’on puisse dire ! Entre numéro un, où la grossesse s’était passée au pays des bisounours, flottant perpétuellement sur un nuage rose, et numéro deux, où la grossesse fut difficile, arrêtée plus tôt que prévu à cause de contractions contrariantes, très fatiguée, stressée, bref… Mais la demoiselle s’est quand même faite attendre, tant et si bien qu’il a fallu la mettre dehors en employant les grands moyens, elle avait pris une semaine de plus au chaud !

Mais maintenant, elle est là, elles sont là toutes les deux, les deux amours de ma vie ♥ (papa ne m’en voudra pas hein !)

Quand on attend le premier, on se pose plein de questions, c’est sûr… Moi j’avais plein de peurs, liées sans doute à mon travail, je vois tellement d’enfants handicapés, où ça n’a pas été décelé lors des échographies, ou alors des maladies se déclenchant plus tard. Bien sûr, il ne faut pas y penser on me disait, mais vous n’y penseriez pas vous quand vous soignez un petit myopathe, et que vous savez que ça se détecte vers 3-4ans, et que vous avez un petit bout qui grandit en vous. Même si vous n’avez aucun antécédent, en fait, on ne connait pas bien au delà de quoi, 2-3 générations ? Vous savez vous si votre arrière grand père a eu un frère ou une soeur gravement malade ? Alors oui, ne pas y penser, mais face à la détresse des parents, on est forcément mis face à ses angoisses… Myopathie, autisme, quelles maladies n’ai-je pas imaginé avec peur…

Et puis bébé est là, en parfaite santé, posé sur votre ventre… Et là je vous avoue que j’ai pas pris une grande claque comme dans les films, dans la salle d’accouchement, non, j’étais bien trop épuisée après la naissance de numéro 1… Non, c’est venu plus tard, un grand sentiment de chaleur face à ce petit bout qui compte sur vous pour tout. Un amour caché tout au fond de votre ventre qui fait surface brutalement. Vous ne connaissiez pas ces sentiments, vous n’aviez aucune idée qu’ils se tapissaient là tout au fond.. Je vous en ai déjà parlé il me semble, quand je vous ai expliqué sa première rentrée il y a quelques mois…

Mais un numéro deux… Est ce que je vais l’aimer autant ? Et je veux pas délaisser ma grande, non ! En plus la grossesse se passe pas très bien.. Je culpabilisais, me disais que déjà je lui faisais subir des trucs pas sympas… Jamais une seconde je ne lui en ai voulu… Quand je vois des mères reprocher à leur enfant une grossesse difficile ou un accouchement éprouvant, je me dis « Mais bon sang, l’y est pour rien ce petit bout, si ton corps ne fais pas ce que tu voudrais ! »

Et elle est arrivée, comme une fleur, et là oui, j’ai pris ma claque en salle d’accouchement (je pleure là, mais c’est normal hein !) J’étais beaucoup plus en état de ressentir toutes ces choses. Et oui, on a autant d’amour qui sort du fond du bide que pour numéro 1 !

J’ai expliqué souvent à numéro1 que l’amour n’est pas quelque chose qui se partage, mais qui se multiplie… Comme elle a encore un peu de mal avec les maths, je lui ai expliqué que je l’aimerais toujours aussi fort, que je serai juste un peu prise parce qu’un bébé ça a besoin de soins et d’attention. Et que j’aimerais aussi très fort sa tite soeur. Mais aucun problème, elle l’attendait avec impatience, et elle me l’a dit encore ce matin, « je l’aime na tite soeur ! » Vous ne seriez pas fan vous ?? ♥♥♥

Oh, il y aura sans doute de la jalousie, plus tard, mais là, non… Elle vient là, lui chanter une chanson parce qu’elle commence à pleurer doucement…

Et moi je découvre encore des trésors de sentiments cachés…

Voilà, vous savez tout, j’espère que vous m’excusez de mon absence :)

Allez, maman est demandée !

Ces extrêmes…

28 janvier 2012

Ce billet est très brouillon, je n’arrive pas à organiser mes idées quand j’aborde ce sujet, mais je ressens le besoin de les écrire, ça me fait du bien… Je mélange volontairement politique et religion… parce qu’apparemment, à écouter certains de nos politiques, quand on parle de culture française, on parle de religion.

Je ne suis pas très placée politiquement, et à voir le nombre de sites qui montent qui vous proposent de savoir où vous vous situez avec un questionnaire, je pense que je suis loin d’être la seule…

Je suis kiné en libéral. Le côté kiné me placerait plutôt sur la gauche, et le libéral plutôt sur la droite. Pour ma part, je pense que ce clivage est totalement dépassé… En plus, j’ai ma fibre écolo qui me titille, mais ça, ça devrait être compris dans tout programme électoral, et pas juste de la poudre aux yeux comme le fameux « Grenelle de l’environnement », un grand nom pour guère de grandes avancées en matière d’environnement, et de bons reculs par endroits… bref…

Cette campagne électorale est située au ras des pâquerettes pour l’instant. Entre manoeuvres politiques grossières  (du genre de EELV et du PS, c’était minable, ça a totalement décrédibilisé à mes yeux le parti écologiste) et coups bas, genre « Machin il est bête » auquel Machin répond « Truc c’est un gros méchant », les politiques ont du mal à reluire à mes yeux. Je suis pourtant pas du genre « tous pourris », mais là, franchement…

Mais ce que je sais, c’est que celle qui séduit parce qu’elle prend systématiquement le contre pied des autres et exploite toutes ces grossières erreurs qu’ils font, jamais je ne voterai pour elle, je n’ai même jamais pris le papier de ce parti avant d’aller dans l’isoloir, ce n’est même pas une possibilité. Et oui, en 2002, tout le monde a pu savoir pour qui je votais parce que je n’ai pris qu’un seul papier au second tour.

Elle est très attachée à la culture française, et elle joue beaucoup là dessus, parce que, je peux le comprendre, beaucoup de français y sont attachés aussi. Mais « on » a tendance en ce moment à réduire la culture française, disons à ce qu’elle était il y a quelques siècles, comme si ces dernières décennies ne faisaient pas partie de notre histoire…

Oh je l’écoute parfois, plus facilement que son père d’ailleurs, dont les seules intonations de la voix me dressaient les poils des bras… Mais c’est tellement gros, ça fait tellement ratissage… Elle se défend d’être raciste, mais pourtant… J’ai envie de hurler « mais vous n’entendez pas ce qu’elle dit vraiment ?!! » Et quand j’entends des personnes logiquement moins situées à droite tenir le même genre de discours, histoire de ramasser son électorat, bwarf…

On fait partie d’une espèce sur Terre qui n’a qu’une seule race, de fait le simple terme de racisme est faux et mal placé. Cette espèce humaine, une, bien qu’elle compte des grands, des petits, des peaux claires, des peaux mates, elle a été capable de se créer un truc qui fait qu’elle s’est distinguée des autres espèces animales, ce sont les religions, les rites funéraires, montrant ainsi une pensée « supérieure »…

Et qu’est ce qu’on fait, nous, êtres supérieurement intelligents ? On se sert de ce truc, ce petit plus qui nous a distingué des autres espèces animales, pour se battre, se taper dessus…

J’ai été élevée dans la religion catholique, dans un bled paumé de l’Auvergne, j’ai fait enfant de choeur, je suis capable de réciter la plupart des prières, je connais quasiment toutes les chansons du missel, et le pire, je pense que mis à part le sermon, je peux réciter la messe de Noël, évangile et tout…

Pourtant, j’ai grandit, me suis forgée mes propres idées, fait des études et j’ai pris des coups durs, tout ces trucs qui mettent à mal votre « foi », et aujourd’hui, je le dis sans honte, je suis athée, purement et simplement. Comment croire que nous descendons tous d’Adam et Eve quand on connait Darwin ? comment s’imaginer qu’une femme a pu accoucher d’un enfant sans jamais avoir connu d’homme quand on a fait médecine ? Enfin, jamais je ne remets en cause ceux qui y croient, ma famille proche entre autres. Ce n’est pas parce que je ne pense pas comme eux que je vais rentrer en croisade pour leur faire comprendre mon point de vue. Alors que tu appelles cet être supérieur Dieu ou Allah, ce n’est pas quelque chose qui me gène, juste je pense différemment. Et je suis heureuse d’avoir la possibilité de le dire librement dans mon pays.

Mais ces religions ont parfois tendance à vous tirer en arrière, et ça par contre, j’ai du mal à l’admettre… La France est de culture catholique, certes, mais… Nous ne sommes plus au XVIéme siècle, et plein de choses extraordinaires ont été faites par nos aïeux depuis, libéré du joug des religieux !

Je suis contente d’avoir grandit dans un pays où on a le droit de penser ce qu’on veut, qu’à l’école on ne vous demande pas de prier dieu, ou de porter le voile. En France, on est pas obligatoirement catholique, on a une liberté de culte. Des gens se sont battus pour ça, pour la laïcité, lors d’une certaine révolution il y a 200ans… Mais apparemment, si on écoute bien certains, on a le droit dans certaines limites seulement de pratiquer sa religion, particulièrement si celle ci ne se pratique pas dans une église…

Je suis contente d’avoir pu librement utiliser le préservatif, et je ne comprends toujours pas pourquoi les religieux se bornent dans leurs extrémités à l’interdire. C’est une question de bon sens, de santé publique.

Je suis contente d’avoir grandit dans un pays où l’avortement est autorisé, que même si j’ai bien heureusement jamais eu besoin de cela, j’aurais eu le choix s’il y avait eu un accident, le droit de choisir, parce que mon corps m’appartient. Les femmes qui ont ce choix impossible à faire sont suffisamment torturées sans qu’on ai à en rajouter avec des pseudos principes d’un autre siècle.

Je suis contente aussi d’avoir le choix d’avoir un ou plusieurs enfants, quand je vois les dérives de certains pays totalitaires, et les déséquilibres que ça engendre…

Je suis contente d’avoir le choix de me marier, ou non, avec l’homme que j’aime, peu importe sa religion, devant monsieur le Maire, et entendre que ce mariage pourrait être remis en question au profit du seul mariage religieux, comme doudette, mes cheveux se dressent tout droit !

Je suis contente de la médecine moderne, et d’en être actrice. Je souris quand je vois certains de mes patients, fortement handicapés, qui se sentent mieux après un pèlerinage à Lourdes, mais je suis contente que malgré tout, ils suivent leurs traitements, qu’ils ne s’en remettent pas totalement à cette fontaine miraculeuse.

Et j’aime à savoir que notre éthique est encore suffisante pour placer l’Homme au coeur de la médecine, bien que des dérives arrivent, souvent dirigées par le Dieu Argent, le pire de tous celui-là…

Je suis contente d’avoir rencontré, lorsque je suis sortie de mon bled paumé pour aller en 6ème, cette fille, dont, je m’en excuse encore aujourd’hui, j’étais incapable de distinguer le nom du prénom parce qu’à Viverols, on n’a pas de copain turc ou algérien sur les bancs de l’école. Mais ça a été mon amie cette année là, alors que j’étais toute perdue. Elle m’a expliqué pourquoi elle s’était « peint les mains en rouge », ou pourquoi elle ne partageait pas mon goûter pendant quelques semaines. Des mots simples, des mots d’enfants, je découvrais le monde. Son monde était différent du mien certes, mais c’était chouette, c’est dés ce moment là je crois que j’ai commencé à apprécier la diversité que nous proposait la France…

On m’a dit « ouais, mais t’es pas raciste parce que t’es dans ton Auvergne paumée, attends d’arriver à Sainté, tu vas le devenir »… Comme si le racisme coulait de source quand on sort des limites de l’Auvergne…

2 ans passés à Sainté, puis 5 à Lyon, Toujours pas raciste, désolée. Je fais des études de médecine, puis de kiné, j’ai eu dans ma classe des musulmans, des catholiques orthodoxes, des protestants, des juifs,  des catholiques tout court, et même un bouddhiste.  Et bien on s’est bien marrés tous ensemble ! Un jour, dans le vestiaire avant un cours de TP, on discutait de ça, et on a découvert qu’on devait être le groupe de TP le plus varié en matière de religion. C’était drôle, jamais on n’avait abordé le sujet, et on était en 3eme année, toujours le même groupe, on découvrait ça qu’à ce moment là…

Par contre, oui, quelque part, j’ai commencé à développer une forme de racisme. Contre les cons, les bornés, qui pensent que seule leur façon de voir les choses est la bonne. Avec qui on ne peut avoir aucune discussion. Ces gens obtus, j’ai vraiment du mal à les supporter. Ce sont eux qui posent les limites de ma tolérance… les extrêmes…

J’ai fait un voyage à l’île Maurice, nos seules vraies vacances prises avec mon chéri… On cherchait le calme, la mer, on a découvert un peuple incroyable. Incroyable de diversité religieuse, de diversité d’origines, d’ouverture d’esprit… Oh il y a sans doute là bas aussi des gens obtus, mais ce n’est pas le sentiment global que l’on ressent… Et j’ai vraiment aimé ce sentiment…

Et j’avoue, je rêve aussi ce sentiment pour la France, que les français se sentent à l’aise dans un melting pot, qu’il ne méprisent pas leur voisin dans la file juste parce qu’il a la peau un peu plus colorée… ou le contraire d’ailleurs, ce genre de chose marche malheureusement dans les deux sens…

La nation des Droits de l’Homme…

La nation de la Tolérance…

La nation des Lumières…

(==> Saez : fils de France )

Notre culture française n’est-ce pas ça en fait, plus loin qu’une simple histoire de culture catholique ?

Enfin, voilà, une seule chose, n’oubliez pas d’aller voter, même si cette campagne vole bas, qu’on sache que vous êtes là, parce que ne rien dire, c’est laisser les autres décider de votre vie à votre place, et franchement, c’est ce que vous voulez ?

Tout plein de bonnes choses…

2 janvier 2012

Tout plein de bonnes choses…

Pour 2012 !

Alors évidemment, il y aura des hauts et des bas, forcément des moments tristes, d’autres moins, des moments de découragement, des moments d’enthousiasme, enfin tout ce qui fait notre vie de tous les jours. J’espère simplement pour ma part que le physique suivra un peu plus qu’en 2011, parce que j’aime pas ça quand mon corps fait pas ce que je veux ^^

Mais je prendrais la vie cette année comme les autres, « comme elle vient, comme on peut, c’est cruel et sans fard, ça choisit pas, merci pour eux » pour citer Noir Dés’, mais ça résume bien ce que je pense… On va pas tirer de plan sur la comète, d’ailleurs, des mayas il y a des centaines d’années ont dit un truc auquel certains croient dur comme fer, sauf que les mayas, avant de voir notre fin du monde, ils auraient mieux fait de prévoir la leur, il y a déjà plus de mille ans…

Des fins du monde, on en a déjà vécu 183, moi perso, j’ai pas senti bien grand chose. Alors c’est sur, je trouve qu’on fout un beau bordel sur Terre… Ce matin, 2janvier, il fait tout doux dehors, et il pleut, alors qu’on attendrait plutôt de la neige, que l’année passée a été très douce…. Bien sûr, on pollue, on fait des conneries plus grosses que nous au nom du sacro-saint Dieu Argent. J’essaie à mon petit niveau, sans casser les pieds aux autres, de changer mes habitudes, de moins prendre la voiture, de moins gaspiller l’eau, de moins consommer, et d’apprendre ça à ma puce, qu’elle comprenne l’intérêt d’éteindre les lumières quand on sort d’une pièce, qu’on ne laisse pas la porte grande ouverte quand on chauffe…. Tout à mon petit niveau… Ça changera pas la face du monde, mais bon, c’est bon pour la conscience !

On va essayer de vivre avec un petit peu de magie, cette magie de tous les jours, ces petites fées que vous verrez si vous vous concentrez, ces lutins farceurs, on saupoudre un peu de ça, histoire d’adoucir le côté cruel…

Bref, savourez chaque jour, ne laissez pas la vie vous doubler sans en profiter au maximum, et surtout n’ayez pas de regrets !

Quand le temps s’emmêle…

17 décembre 2011

Quand le temps s’emmêle…

Bonjour,

Hier, vous avez vu, par la fenêtre ou à la télé, une tempête a traversé le nord de la France… Chez nous, on a eu le bord, ce qui ne l’a pas empêchée d’être impressionnante… J’ai eu une sensation bizarre, comme un bouquin de Stephen King…

0h25 : Purée, faut que je dorme, quand le vent va se lever, je vais mal dormir. Pas moyen, les minutes défilent et je ne trouve pas le sommeil. Le temps dehors est étrangement calme, pas un souffle d’air… Je vais remettre du bois dans le feu une dernière fois.

5h15 : je me réveille en sursaut, mauvais rêve. Ce coup-ci, ça souffle, beaucoup. Les rafales semblent toutes venir s’engouffrer sous le toit juste au dessus de ma chambre. Je descends, remets une bûche, fait une escale aux toilettes, puis regarde par la fenêtre, longtemps. Les arbres sont secoués dans tous les sens. Normal en même temps, c’est pas la première fois que le vent souffle… Allez, calme toi, remonte te coucher. Je ferme bien tous les tirages du poêle, histoire que cela ne s’emballe pas, j’ai trop vu ça en 99, et je remonte.

5h40 : pas moyen de dormir, les rafales coupent l’électricité par moment, le compteur claque… Les minutes s’égrainent à toute allure…

6h : j’allume la télé, histoire de savoir ce qui se passe ailleurs. Un cargo s’est échoué, principale information, une nappe de carburant s’en échappe… C’est vrai, ça faisait que deux jours qu’ils l’avaient annoncé cette tempête… Ma fille se réveille en sursaut et se met à pleurer doucement. Je la rassure à travers la cloison. Je sais que si je me lève, je vais la ramener dans mon lit. Plus pour me rassurer moi qu’elle d’ailleurs. J’entends qu’elle allume un de ses jouets qui la rassure, et elle se rendort, comme j’aimerai en faire de même.

6h40 : Déjà ! comment les minutes peuvent passer aussi vite ? j’ai encore la télécommande dans la main d’avoir allumé la chaîne info. Bon du coup, je mets un programme débile, histoire de couvrir le bruit du vent et ne pas être intéressée non plus.

6h50 : les coupures électriques sont de plus en plus fréquentes, et si mon réveil ne sonnait pas ? Je règle celui de chéri qui a des piles, et je vérifie que mon portable a bien son alarme. Surtout que si je me rendors maintenant, je vais dormir à poings fermés quand il va sonner dans 40min…

7h31 : l’alarme de mon portable retentit. La chambre est sombre, plus une veilleuse ne l’éclaire, ça y est, le courant est coupé. Le réveil de chéri a bien des piles, mais apparemment, ne fonctionne pas quand il n’est plus alimenté, elles servent juste à garder les réglages en mémoire…

Je me sers de mon portable comme lampe torche pour trouver mes vêtements dans le noir, ouvre les rideaux, ce qui n’arrange pas vraiment les choses, il fait encore bien sombre dehors. Je mets un temps fou pour m’habiller, j’entends ma fille qui se réveille et pleure parce que sa veilleuse ne marche plus. Je lui parle et essaie d’être rassurante, mais c’est pas gagné, le timbre de ma voix me trahit. Le stress augmente encore un peu et je galère encore plus pour m’habiller… Et ces minutes qui tournent à toute allure. Non, mais qui a mis sur avance rapide ?

7h45 : Enfin ! je pense que j’ai tout, je vais chercher la puce et lui explique que l’électricité est coupée. Non, ce matin, pas de télé, pas d’ordinateur. Elle se remet à pleurer, elle ne comprend pas. Je la calme, allume quelques bougies et lui donne la lampe de poche. Elle a comme mission de m’éclairer pendant que je prépare le petit déj’ et ça c’est marrant ! Bon, bien sur, je me rate et fait bien trop chauffer le lait pour son biberon…

8h : Tiens, surprise en allant au salon, la box est allumée. Mais oui ! quelle grande idée j’ai eu d’acheter cet onduleur ! Avec un peu de chance, internet n’est pas coupé, et je vais pouvoir téléphoner. J’appelle chéri, lui débriefe la situation vite fait, lui dit de pas s’inquiéter si il ne peut pas me joindre. J’économise la batterie de l’onduleur et le coupe aussitôt après, si jamais on en a besoin pour une urgence, il ne s’agit pas de traîner sur twitter (bon, j’ai quand même donné des news, hein, quand on est accro)

8h25 : j’habille la puce dans le noir, ma salle de bain n’a pas de fenêtre qui ferait rentrer le peu de luminosité qu’il y a dehors.
« c’est rigoyo Maman ! Et à l’école, on va voir des clowns aujourd’hui ! »
Ah oui, le spectacle de Noël, j’y pensais plus tiens…

8h40 : on part pour l’école, bien emmitouflées, elle n’est pas loin, quelques dizaines de mètres mais les bourrasques sont terribles. Me souviens d’une personne qui m’a dit qu’il y avait peu de vent dans mon village et me prends à sourire.

8h41 : (j’vous dis que c’est pas loin !) un attroupement devant l’école. Le directeur explique un truc aux parents. Je m’approche…
« On n’a ni lumière, ni chauffage, donc si vous pouvez garder vos enfants, faites le ! « 
« oui, comme nous » lui dis-je dans un sourire. Enfin, pas tout à fait, j’ai bien le poêle, mais la température au rez de chaussée ne dépassait guère les 15°…

Pas de cantine non plus, le cuistot ne peut pas faire de repas sans électricité. Dommage, j’hésitais à la mettre pour la première fois, c’était quand même le repas de Noël.

« Et le spectacle ? » on ne sait pas, on verra combien de temps dure la coupure…

Une maman me propose de venir chez elle, elle a de l’électricité (groupe électrogène) et du chauffage. Je décline poliment, ça va pas durer toute la journée ! Si jamais, je retiens sa proposition. C’est incroyable comme les gens vont les uns vers les autres en cas de galère, et rien que ça, ça réchauffe le coeur.

9h : retour au bercail. Il fait jour maintenant. La puce commence à jouer doucement, on décide de s’installer à l’étage, il y fait plus chaud quand même.

9h20 : les bourrasques sont moins impressionnantes de jour, ça donne pas la même sensation que la nuit… Je sors un bouquin, un livre de nouvelles de Stephen King, mon auteur favori, quasiment le seul que je lis. Je lis une nouvelle sur l’angoisse du survivant suite aux attentats du 11septembre. Toujours cet univers un peu limite entre notre réalité et une autre, je me sens chez moi chez King… Mais bon, pas extraordinaire pour calmer des angoisses…

9h25 : mais qu’est ce qu’il se passe avec l’heure ? Les minutes ont beaucoup ralenti par rapport à ce matin ! Et puis c’est calme, tellement calme. Déjà, j’habite un village qui niveau nuisance sonore n’est pas vraiment à plaindre, le plus souvent, le bruit le plus fort qu’on entend, c’est celui de la rivière en bas de chez moi ! Là, que le vent, des longues bourrasques. Ma puce s’amuse et rit avec le chien, son compagnon de jeu.

10h : le chat se blottit contre moi. Cette nouille a trouvé le moyen de sortir de la maison le soir, en passant par un trou sous le toit, mais bien sur, n’arrive pas à rerentrer, donc il a passé la nuit dehors, et on sent bien qu’elle ne fut pas de tout repos. Il est bien avec nous, il joue même avec les deux autres. Le temps semble s’être complètement suspendu. Je suis descendue plusieurs fois vérifier l’heure à l’horloge du bas tellement cela me semblait irréaliste…

10h30 : Fini de lire ma nouvelle, mes yeux piquent, c’est que j’ai guère dormi cette nuit du coup, et j’ai plutôt beaucoup besoin de sommeil en ce moment. Je regarde les nuages défiler dans le ciel à toute allure, me dis que si j’avais mon fameux filtre ND, je pourrais prendre de sacrées photos… Je ferme les yeux, il me semble que je m’endors.

10h35 : Ma fille déboule dans la chambre en courant avec le chien, elle a mieux dormi que moi, elle !

10h45 : j’entends des enfants que les parents sont venus chercher qui crient et chantent en partant de l’école : Y-a-t-il que ma fille qui soit déçue de pas avoir eu école aujourd’hui ?

11h : l’heure de la récré normalement, et l’appel du ventre se fait sentir, je lui dis de manger son goûter. C’est rigoyo ça aussi, d’habitude, on mange pas son goûter à la maison.

11h15: le vent semble se calmer doucement, les bourrasques se font moins fréquentes.

11h20 : le facteur frappe à la porte, me donne quelques nouvelles : le village voisin n’a pas d’électricité non plus, des camions d’EDF ont été vus, et il a aperçu des « hommes en rouge » en train de travailler. Il est venu m’apporter un colis. Comble de l’ironie, le boitier amplificateur de réseau que j’ai commandé en début de semaine. Super, je vais avoir le téléphone portable à la maison ! Enfin ! Depuis des années que j’attends ça. Enfin, quand j’aurais de l’électricité bien sûr…

11h25 : Je tourne en rond dans la maison, essaie de me reposer un peu, joue un peu avec la puce… L’impression que ça dure des heures et des heures, on a fait des tas de jeux, de coloriages, de puzzles…

12h : bon, on va penser à faire à manger, je crois que la puce a bien mérité ses gnocchis, et puis, j’ai que la gazinière pour faire chauffer…

12h07 : alors que les gnocchis grésillent dans la poële, je vois un message apparaître sur l’écran de l’ordi « pas d’entrée vidéo » qui tourne en rond… J’ai mis quelques secondes à percuter ! Je le dis à ma fille, et aussitôt, elle se jette sur la télécommande, voir si ses chaines ont pas été emportées par la tempête ! Mais non, les barbapapas sont bien là à l’attendre !!

Et là, comme si la parenthèse de la tempête était définitivement terminée, les minutes reprennent leur cours normal…

L’après midi, la pluie est venue faire taire définitivement le vent… Même de la grêle, j’ai jamais vu ça à cette époque, la grêle, c’est en été bon sang ! Même si le temps semble avoir repris son cours normal, cette sensation étrange demeure…

Le soir, on se prépare à partir, et là, surprise, tout est blanc… Les bruits sont étouffés, à chaque fois, ces premières neiges me donnent cette impression de calme, de sérénité… C’est bien terminé ce coup ci.

Ce matin, ma fille s’est levée surexcitée, elle a oublié qu’elle n’avait pas pu voir les clowns hier, non, ce matin, il faut beau et on va pouvoir jouer dans la neige !!

Passez une bonne journée les gens :)

10 utilisations d’un chat

7 décembre 2011

10 utilisations d’un chat

Après 1 année de souffrance bonheur avec mon nouveau colocataire, je me permets de faire le point sur ce à quoi peut bien servir un chat, en 10 points.

1.Bouillotte pour pieds : usage le plus courant

 

2.Bouillotte pour main : variante du 1.

 

3.Porte chapeau stylisé : permettra d’apporter cette touche personnelle à votre déco

 

4.Déco de lit : trouvera sa place facilement dans votre intérieur

 

5.Objet déco moderne : dans le genre bien connu Kundélitch, vous permettra de vous distinguer

 

6.Chaufferette portable pour vêtements : à glisser dans votre sac de sport

 

7.Bracelet de bras : pour un look unique à faire pâlir d’envie tous vos amis, si peu encombrant

 

8.Couverture chauffante pour chien : accessoire indispensable à tout chien moderne, tous ses potes chiens en seront fous

 

9.Peeling complet – soin du visage : sa durée de vie va bien vite ranger toutes vos crèmes au placard

 

10.Centre de table interactif : jouera avec vos nerfs invités

 

Et au final vous n’aurez plus qu’à essayer de le ranger dans sa boîte :

 

Me suis amusée à faire ce billet en faisant des retouches rapides grâce au site http://pixlr.com/o-matic/

Bonne soirée les gens :D

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